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Didier Burkhalter : « S’il y a une réelle stabilité en RDC, il y a aura plus d’investisseurs suisses »

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2012-10-12 - radiookapi.net

Cliqurez pour grandir la photo La délégation suisse au XIVe sommet de la Francophonie est conduite par Didier Burkhalter, ministre des Affaires étrangères. Dans un entretien accordé à Radio Okapi, il a reconnu que l’instabilité et l’insécurité dans la région des Grands lacs ne favorisent pas les investissements suisses en RDC. « Les entreprises suisses investissent là où elles ressentent une réelle stabilité. S’il y a une réelle stabilité en RDC, il y a aura évidemment beaucoup plus d’investisseurs », a-t-il déclaré. Pour Didier Burkhalter, il est très important de construire d’abord « une réelle stabilité et une réelle sécurité dans la région des Grands lacs » pour espérer des investissements étrangers.

Radio Okapi : Monsieur le ministre, vous représentez la Suisse au 14e sommet de la Francophonie à Kinshasa.
Quel est l’apport de votre pays à ce grand rendez-vous ?

Didier Burkhalter :
Avant toute chose, ce qui importe pour la Suisse c’est son apport au peuple congolais. Nous avons un engagement que nous comptons renforcer dans ce pays et dans la région des Grands lacs.
Ce qui nous importe, et moi personnellement, c’est d’avoir la possibilité d’un contact avec la population.

Le sommet des chefs d’Etat est une bonne chose mais il est aussi très important d’avoir un lien d’amitié, un lien d’encouragement, un lien d’appui, une construction positive sur le long terne entre les peuples.

Le précédent sommet a été organisé en Suisse, à Montreux.
Quelles sont vos premières impressions concernant l’organisation du présent sommet de Kinshasa ?

Ça se passe très bien.
Pour comparer, en Suisse on se fait beaucoup de souci. On veut que tout soit prêt à la seconde près.
Ici en République démocratique du Congo, on sent la volonté de bien faire mais de faire avec la culture qui est ici dominante et ça se passe très bien.
Je me sens très à l’aise et je trouve que la population est très chaleureuse par le contact que nous avons eu avec tous les Congolais de manière générale.
Je suis très reconnaissant pour cet accueil et je pense que tout ira bien pour le sommet des chefs d’Etats qui va bientôt commencer.

Lors du 13e sommet de la Francophonie organisé en 2010 à Montreux, le président Congolais Joseph Kabila, s’était engagé à lutter contre l’impunité dans son pays. Quel est votre constat maintenant que vous êtes sur place à Kinshasa.
A-t-il tenu sa promesse ?
Non, la promesse n’a pas été tenue.
Il y a encore beaucoup à faire.
Je crois que devant les difficultés du monde et des pays comme la République démocratique du Congo, on peut voir les choses de deux manières. On peut voir ce qui ne va pas ou on peut essayer de voir le potentiel dont dispose le pays pour améliorer les choses.

Et si on a un peu d’optimisme, on peut essayer de travailler avec les contributions qu’on peut donner, de manière à voir réellement des améliorations.
Ici alors, il y a beaucoup de potentiel, il y a beaucoup d’amélioration à faire mais ça va trop lentement.

Nous formulons le vœu d’être là dans cette région que nous estimons très fragiles en matières de droits de l’homme pour pouvoir apporter notre aide avec des projets pour la sécurité des personnes en soutenant les organisations actives sur terrain.

Le 14e sommet de la Francophonie se tient dans un pays agressé par un de ses voisins.
Quelle est la position de la Suisse sur l’agression dont la RDC est victime?

Je crois qu’il faut faire attention avec les termes en la matière.
Nous sommes clairement d’avis que l’intégrité du territoire congolais doit être respectée. Nous sommes aussi conscient des difficultés qui existent dans cette région avec toute la problématique des industrie d’extraction minière.
Le passé est très lourd également, ce que la Suisse veut faire, c’est aider autant que possible, en matière de développement malgré les difficultés actuelles.
Elle veut aussi aider directement les collectivités locales et la population et essayer de contribuer à la stabilisation et à la paix.

La situation de l’Est du Congo nous inquiète beaucoup et inquiète beaucoup de gens. Ce que nous voudrions c’est qu’elle ne s’étende pas et surtout qu’il n’y ait pas une situation qui rappelle le passé.

La communauté internationale envisage l’envoi d’une force internationale neutre à la frontière entre la RDC et le Rwanda.
La Suisse va-t-elle y contribuer ?

La Suisse contribue par des projets très concrets. Elle soutien très largement la Monusco.
Elle a également des projets avec le Congo, avec le Rwanda et le Burundi.
Au Rwanda, ce sont des projets qui vont directement aux collectivités locales et ne passent pas par l’Etat central.

Et de manière générale, nous allons continuer cette politique là et s’il doit y avoir une force neutre d’intervention supplémentaire, cela sera décidé par les Nations unies et l’Union africaine.
La Francophonie peut-elle devenir aussi un espace économique viable comme le Commonwealth ?

Je pense que ce sera assez difficile.
La Francophonie est avant tout un réseau qui permet de se soutenir et de défendre des valeurs communes.
De là, arriver à une véritable unité économique, je crois qu’il y a un grand pas.
Néanmoins, je crois que les aspects de développement économique, de gouvernance économique ainsi que la manière dont on conçoit le développement du monde en matière économique et en matière environnementale sont des éléments où la Francophonie peut jouer un rôle.
La Francophonie représente plus d’un tiers des pays membres de l’Onu et pas loin d’un milliard d’habitants et ceci constitue une force considérable. Le problème : la Francophonie n’est pas très unie, c’est un réseau avec beaucoup de divergences.

Mais sur le plan des relations bilatérales avec la RDC, les investissements Suisses en RDC sont très maigres.
La multinationale Suisse, Nestlé a récemment inauguré à Kinshasa, une fabrique de bouillon aux cubes magie pour la cuisine. Peut-on s’attendre à d’autres investissements plus importants ?

C’est assez simple et difficile à la fois.
Les entreprises suisses investissement beaucoup dans le monde.

Mais elles investissent là où elles ressentent une réelle stabilité.
S’il y a une réelle stabilité en RDC, il y a aura évidemment beaucoup plus d’investisseurs. Il est donc très important de construire d’abord une réelle stabilité et une réelle sécurité dans la région des Grands lacs.

Ce qui n’est malheureusement pas le cas, décourageant ici les investissements dans cette région. C’est d’autant plus important que la Suisse officielle, par le biais du Parlement qui vient de le confirmer, s’engage à aider pour l’amélioration de la sécurité. C’est seulement après qu’on peut espérer avoir des investissements privés suisses.

Monsieur le ministre, vous êtes dans le studio de Radio Okapi, une radio financée par le gouvernement suisse et qui fonctionne dans un pays aussi vaste que toute l’Europe occidentale.
Est-ce que nous pouvons nous attendre à plus de financement de la part de la Suisse pour le prochain budget ?

Vous pouvez vous attendre à un soutien considérable qui a été confirmé régulièrement. Ce qui est au fond important pour nous, c’est la liberté d’expression et d’information.
Elle accorde la parole à tout le monde et donne la possibilité à un véritable débat démocratique.Ce que fait Radio Okapi correspond aux valeurs de la Suisse.
C’est pour cette raison que notre gouvernement lui apporte son soutien.

Quels sont vos sentiments au moment où vous vous visitez Radio Okapi, un projet des Nations Unies et de la Fondation Hirondelle, une fondation de droit suisse ?

J’ai beaucoup de plaisir. D’abord je voudrais signaler la grande jeunesse de toute l’équipe qui est autour de nous maintenant dans ce studio.
Toutes ces personnes très jeunes et passionnés qui travaillent dans le cadre de cette radio et permettent d’envoyer des messages libres dans un pays qui doit se construire sur le plan des droits individuels.
Je pense que ce qui se fait ici est quelque chose de merveilleux et d’indispensable.

Pour moi, c’est un sentiment de gratitude que je ressens à l’heure actuelle à l’égard de toute l’équipe de Radio Okapi. - 12/10/2012


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